vendredi, 02 janvier 2004
6. La fontaine
Je regretterai Peshawar. Je quitte la ville après l'avoir sillonnée en tout sens dans les moindres recoins de ses rues labyrinthiques. Si je photographiais un vendeur, cela continuait nécessairement par une tasse de thé. Ainsi, je passe dans la ville et salue à présent ici et là, comme le ferait un Peshawardien... Rencontre de deux femmes, l'une Australienne, l'autre Pakistanaise mariée à un Suisse, toutes neuves à Peshawar pour la première fois, je suis leur guide. Je visite alors la ville au rythme d'une femme pakistanaise : elle parle, parle, parle, choisit, achète et cela recommence trois échoppes plus loin... et les petits vendeurs de rue qui proposent mille choses à manger et à boire... Et elle mange, parle, bois, achète, parle... J'ai tout mon temps pour m'offrir des scènes de la vie quotidienne des femmes dans le bazar... Je rentre dans mon quartier. Un quartier animé d'une grande rue centrale d'où rayonne une place octogonale. Et une fontaine vide au milieu de la place; vide mais fonctionnelle : la journée, ce sont les vendeurs de journaux, placés à l'intérieur qui étalent leurs journaux tout autour du rebord... Et la nuit, cela devient un grand lit : ce sont les sans-abri qui y dorment à l'intérieur. Et en fin de soirée, alors que la place est devenue calme, on entend rire, parler et chanter dans la fontaine...
11:50 Publié dans Journal + photos Pakistan | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Ecrire un commentaire