dimanche, 28 décembre 2003

4. Rickshaw

Je suis à Peshawar (ville frontière avec l'Afghanistan) et me fais expliquer sur mon plan comment aller en bus de mon hôtel à la vieille ville.
Vient un rickshaw (le rickshaw, pour ceux qui ne le savent pas, c'est le bébé dont le papa serait un taxi et la maman une vespa, donc ça a trois roues, ça peut transporter jusqu'à deux touristes ou une famille pakistanaise avec bagages). L'homme du rickshaw m'aborde sourire aux lèvres, il est Afghan, me dit-il aussitôt ... And you ?. Décidé à prendre mon bus coûte que coûte pour la Porte de Kaboul, je lui lâche un Switzerland... histoire de lui répondre courtoisement... Il me parle aussitôt en allemand, je lui réponds en français afin de couper court et le voilà qui continue en français... Convainquant, directif, il finit par me détourner de mon bus et nous filons avec son rickshaw. Tout en parlant, nous nous faufilons entre les ânes, les bus et les moutons, il reste évasif sur lui. Il en est maintenant à vouloir me faire visiter la ville. Là, je demeure ferme Non ! Porte de Kaboul !. Nous y sommes à présent, mais il ne veut pas me quitter comme ça... Un thé afghan ? Non ! Il me fixe un rendez-vous, Non ! Je descends du rickshaw, il part. Des enfants ont vu la scène et rient en le pointant du doigt au loin tout en me disant Taliban ! Pittoresque de se faire conduire par un Taliban à la Porte de Kaboul...

 

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